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Le Chêne Magique

de Merlin l'Enchanteur


PREFACE

Cette œuvre a été publiée, sous forme de feuilleton semestriel, dans le "Bloc Note Intellectuel Auxonnais" édité par la Galerie Sicare (N° 8, 9 et 10).

Ce conte n’est pas historique. Toutefois, Marie Monis s’est inspirée de l’œuvre de Chrétien de Troyes, issue de l’épopée du Roi Arthur.

Après avoir été répudiée par Louis VII de France, Aliénor d’Aquitaine avait épousé Henri Plantagenêt, Duc de Normandie et Comte d’Anjou. Celui-ci se réclamait de la descendance directe du Roi Arthur pour occuper le trône d’Angleterre sous le nom d’Henri II. Aliénor et Henri avaient donc tout intérêt à faire connaître cette épopée et c’est par l’intermédiaire de ses troubadours, que la nouvelle Reine d’Angleterre la diffusait en France pour accréditer la légitimité de leur dynastie.

Quant à la famille féodale originaire du Poitou, Lusignan, dont un des descendants, Gui de Lusignan, fut Roi de Jérusalem en 1186, il est avéré que son aïeule légendaire était Mélusine. (Cf. Petit Larousse)

Marie Monis écrit des nouvelles et des contes depuis l’âge de 14 ans.


Il était une fois, au cœur de la forêt de Brocéliande, une clairière couverte d'herbes sèches. C'était il y a très, très longtemps, au temps où les hommes adoraient la nature et craignaient la Wouivre !... Au centre de cette trouée desséchée, un seul arbre avait poussé. C’était un minuscule chêne, tout rabougri : un gland certainement enterré par un écureuil qui avait oublié ce grenier.

Et ce petit chêne était très malheureux parce qu'il végétait dans sa clairière désertée par les grands cerfs. Il enviait ses hauts cousins dont il apercevait la cime à quelques mètres de lui. Bien évidemment, les Druides, qui venaient couper le gui avec leurs faucilles d'or, ne faisaient jamais attention à lui. Les danses du solstice d'été avaient évité sa clairière pelée. En fait, il savait bien qu'il ne méritait pas le nom de "Chêne Magique", tellement il était rachitique. Et pourtant, il faisait des efforts pour exister en puisant toute l'eau qu'il pouvait avec ses petites racines. Il n'y avait rien à faire : il ne grandissait pas et devenait de plus en plus triste.

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.../...    Merci de contacter l'Agent de Marie Monis pour la suite de ce conte

Conte écrit en 2006

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