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LE RETOUR

La panne le guettait… Il la sentait là, rôdant autour de sa voiture comme une bête aux aguets. Et tout à coup cela arriva : le véhicule lui refusa ses services.

« Bon me voilà immobilisé dans cet endroit désert, dans ce chemin où aucun être vivant ne passera pour me dépanner. Il y a bien cinq heures que j’ai quitté Carnac, enfin mon manoir qui se trouve près de Kermario. C’est bizarre, son nom de Kermarec ne me dit rien et pourtant il paraît que je l’ai bien acheté et meublé avec cette jeune femme qui serait morte durant notre voyage de noce ? Et puis ce centre de thalassothérapie et ces laboratoires de produits cosmétiques aux algues qui m’appartiendraient en totalité depuis la mort de ma

femme sont encore des inconnus pour moi. On semble m’y connaître, mais moi je n’y reconnais personne. Ainsi devisant, il se mit à marcher d’un grand pas souple en essayant de récupérer un passé qui lui échappait de plus en plus chaque jour ; il n’arrivait pas à se mouler dans la peau de PDG des Laboratoires Varechium ni dans celle de châtelain de cet étrange manoir où il se sentait prisonnier d’une indéfinissable conspiration. Peut-être pour que je demeure sans mémoire ? Peut-être pense-t-on qu’il vaut mieux que je ne connaisse pas la vérité, sur mon accident… ou bien sur cette étrange femme brune… ou bien ? … Mais je me fais des idées !…

Tant de questions auxquelles il ne pouvait répondre n’arrêtèrent pas sa marche qui le conduisit à une jolie villa du début du siècle.

Dans le jardin, une adorable enfant arrosait les belles de jour qui poussaient à l’aise dans le parterre, devant la façade. En voyant l’homme devant la grille, elle courut à lui, faisant voler ses boucles blondes : « Es-tu mon papa ? ». Lui interloqué, ne put que murmurer un : « Non !…

-         Ah, ze croyais ; maman m’a dit qu’il est en voyaze… Alors en te voyant z’ai pensé que c’était toi ; tu es tellement grand, soupira la fillette déçue…
-         Tu n’as donc jamais vu ton papa ?
-         Non, z’étais pas encore là quand il est parti bien loin. »...

.../...    Merci de contacter l'Agent de Marie Monis pour la suite.

                                                                                                             

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