NUIT DE PLUIE
Le ciel pleure
Sur les fleurs
Larmes de pluie
Fleurs de l'ennui
Et toutes les larmes
De la douleur
Sonnent l'alarme
Dans les coeurs
Quand le ciel pleure
Sur les fraîches fleurs
Ses larmes de pluie
Au coeur de la nuit
Marie Monis
01 / 02 / 1980
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AIR DE PRINTEMPS
Lorsque reparaît l'hirondelle
Coupant le bleu de notre ciel
De la faucille de son aile,
L'espoir à nous se révèle.
C'est un bonheur ensoleillé
De tendres feuilles embaumées,
de tant de parfums libérés,
Qui font notre coeur palpiter.
Du joli temps, goûtons le miel,
Alors que les cris des nichées
Enchantent l'oreille excitée.
Lune de miel et arc en ciel,
Amours et pariades ailées,
Chantent le printemps nouveau né !
Marie Monis
15 / 03 / 2007
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AMOUR D'ANTAN
Les amours de Printemps
Ont la couleur des fleurs,
Et au bas des amants,
Exaltent leur bonheur.
Dans le sentier d'antan,
Voletait la senteur
Des baisers, tendrement,
Donnés avec ardeur,
De deux coeurs qui s'aimant,
Demeuraient tout rêveurs,
A l'amble, soupirant.
Mais la vie, lentement,
Grisa les tendres heures
De nos amours d'antan !
Marie Monis
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APPEL D'AMOUR
Ne joue pas la mélancolie
Sur le bonheur de l'ancolie.
Oui, c'est la feuille printanière
Qui m'a réveillée la première ;
Mais je sais que tu m'aimes
Chatte éprise de rêves !
Et la violette toute folle
A dissimulé sa corolle
Dans l'ombre de mon doux pelage.
Ne me vise pas avec rage,
Car je sais que tu m'aimes
Chatte éprise de rêves !
Et la mousse qui me caresse
Est plus douce que ta tendresse.
tout enivrée de mon péché,
Garde bien ma tête nichée,
Car je sais que tu m'aimes
Chatte éprise de rêves !
Sous les branches viens te cacher.
Dans le vent, tendrement penchés,
Laissons l'amour nous envahir
Avec ses duveteux soupirs,
Car je sais que tu m'aimes
Chatte éprise de rêves !
Marie Monis
25 / 03 / 1979
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EQUINOXE DE PRINTEMPS
Sur le creux du rocher,
La mouette s'est posée.
Et là toute curieuse,
Elle a crié la gueuse,
Tandis que l'océan
Fêtait le doux printemps :
Temps d'Amour révélé,
Bonheur d'un coeur aimé,
Frisson de la carresse,
Douceur de la tendresse,
Ivresse de l'étreinte,
Vermillon de la plainte !
La mouette rêveuse
S'est envolée peureuse
Auprès de sa jeune nichée
A la solitude affolée.
La vague a fui, nerveuse,
Loin de la plage, heureuse
De voir les coquillages
Parer son fin corsage.
L'aède est endormi
Près d'Ondine assoupie,
Algue souple lovée
Dans le creux du rocher.
Marie Monis
01 / 02 / 1980
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